Fiche de lecture – Spinoza, L’Éthique – Livre I – De Dieu

Philosophie – Fiches de lecture

Fiche de lecture n° 11

Eléments contextuels

Éléments biographiques

Baruch Spinoza (1632-1677) naît dans une famille juive d’Amsterdam. Excommunié en 1656 (n’accepte que l’autorité de la raison). Polisseur de lentilles. Meurt en 1677 (45 ans) de la tuberculose.

Eléments de doctrine

Spinoza Ca m interesse Dieu est cause de tout

« Spinoza – Dieu est cause de toute chose », tableau tiré de Philosophes – Les grandes pensées expliquées simplement

Concept de substance (issu d’Aristote), se conçoit “en soi” (“cause de soi”). Monisme : il n’y a qu’une substance (s’oppose au dualisme matière-esprit).

Deus sive natura (“Dieu, c’est-à-dire la Nature”, apparaît dans Éthique, IV, préface ; proposition IV, démonstration) : Dieu, cause de tout, unique et indivisible, éternel, non semblable à l’homme, non créateur, non personnel, non transcendant.

Conatus :

Chez Spinoza, notion centrale désignant l’effort par lequel “chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être (Éthique, III, 6), le conatus n’est rien en dehors de l’essence actuelle de cette chose même (Ibid. 7). Cet effort est volonté quand il se rapporte à l’âme seule, appétit quand il se rapporte à la fois à l’âme et au corps, le désir étant l’appétit avec conscience de lui-même (Ibid. 9, scolie). Louis-Marie Morfaux, Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines.

Les trois degrés de connaissance :

  • Premier genre : connaissance sensible ou par ouï-dire : idées tronquées de ce qui fait la raison des choses ;
  • Deuxième genre : connaissance démonstrative, s’appuie sur la déduction mathématique ; permet de connaître la propriété des choses ; idées claires et distinctes ;
  • Troisième genre : connaissance de l’essence des choses, de leur cause prochaine (proposition XXXVIII, scolie) ; idée adéquate de Dieu en chacun de nous, d’où se déduisent les essences.

L’ouvrage

Dates et structure

Écrit en 1663-1675, publié en 1677 après la mort de Spinoza.

Titre complet : L’Éthique démontrée selon la méthode géométrique et divisée en cinq parties où il est traité.

Conçu sous forme géométrique : définitions, axiomes, propositions, démonstrations, scolies.

Cinq parties : Dieu ; âme et corps ; passions ; règne des passions, puissance de la raison.

Éthique de la joie :

Par joie j’entendrai donc (…) une passion par laquelle l’âme passe à une perfection plus grande. Éthique, proposition XI, scolie.

Synthèse globale

Définitions des concepts : cause de soi, substance, attribut, mode, Dieu, choses libre et contrainte, éternité.

Axiomes : “principe évident et non démontrable” (Morfaux).

Propositions, démonstrations et scolies (“remarques complémentaires suivant (…) une proposition”, cnrtl.fr).

Appendice : récapitulation de la nature de Dieu ; réfutation de préjugé par l’examen de la raison.

Plan du texte, synthèse et extraits

Définitions

Cause de soi

Ce dont l’essence enveloppe l’existence. Nature existante.

(…) lorsque Spinoza dit de Dieu, ou de la substance unique, qu’il est “cause de soi”, il veut dire par là qu’il se conçoit en soi et par soi, et non qu’il se crée lui-même. Philosophes – Les grandes pensées expliquées simplement, DK – Ed. Prisma Media, Ca m’intéresse.

Chose finie en son genre

Peut être limitée par une autre de même nature.

Exemple positif : Un corps fini limité par un autre plus grand ; une pensée limitée par une autre.

Exemple négatif (corps et pensée ne sont pas de même nature) :

Mais un corps n’est pas limité par une pensée, ni une pensée par un corps.

Substance

Ce qui est en soi et conçu pour soi.

N’a pas besoin d’un autre concept, d’une autre chose pour être formé : monisme (une seule substance : Dieu/Nature).

Du latin substantia, de substare, se tenir dessous => Dieu n’est pas au-dessus de nous.

Attribut

Prédicat (ce qui est affirmé ou nié du sujet – Morfaux) attribué à la substance : perception par l’entendement de l’essence de la substance. Ex. la pensée et l’étendue, les deux seuls attributs de Dieu que nous pouvons connaître parmi l’infinité de ses attributs.

Mode

Affections (modifications) de la substance, affectée par autre chose qu’elle-même.

Dieu

“La” substance, avec une infinité d’attributs, d’essence éternelle et infinie.  

Chose libre ; chose contrainte

Libre : existe par la seule nécessité de sa nature, n’est déterminée à agir que par elle seule.

Contrainte : déterminée par une autre chose à exister et à produire un effet.

Eternité

Vérité éternelle, qui n’a ni durée ni commencement ni fin => Dieu n’a pas créé le monde, le monde existe éternellement, sans commencement (la Genèse) ni fin (l’Apocalypse).

Axiomes

Ce qui existe est en soi ou en autre chose

Ex. Dieu, substance unique, existe en soi (il n’a besoin de rien d’autre pour exister) ; les corps matériels existent en Dieu.

(…) les corps matériels sont des modes de Dieu sous l’attribut de l’étendue, et les idées sont ces mêmes modes sous l’attribut de la pensée. Par conséquent la substance unique, ou Dieu, est plus que le monde, mais le monde lui-même est entièrement substance, ou Dieu. Philosophes – Les grandes pensées expliquées simplement.

Ce qui ne peut être conçu par autre chose est conçu en soi

Cf. la définition de Substance.

Un effet vient nécessairement d’une cause déterminée

Sans cause déterminée, pas d’effet. Référence aux quatre causes d’Aristote exemple de la statue) :

  • Matérielle : le marbre de la statue ;
  • Formelle : la forme de la statue ;
  • Efficiente : l’action de sculpter ;
  • Finale : le but poursuivi par le sculpteur.

Pour Aristote comme pour Spinoza, la “cause d’une chose est tout cela à la fois, et elle rend compte de cette chose dans sa totalité. Philosophes – Les grandes pensées expliquées simplement.

La connaissance de l’effet dépend de celle de la cause

Raisonnement causal, déduction.

Raisonnement consistant à tirer une conséquence à partir d’une proposition générale (axiome) principe). Christian Godin, Dictionnaire de philosophie pour les nuls.

Le concept d’une chose ne peut être compris par celui d’une autre n’ayant rien en commun

Impossibilité de concevoir l’essence d’une chose à partir d’une chose ayant une autre essence. Ex. Je peux concevoir le concept de l’essence de l’homme à partir des hommes ; je ne peux pas concevoir l’essence de l’homme à partir de l’essence d’une pierre.

L’idée vraie s’accorde avec l’objet qu’elle représente

(…) on appelle idée vraie celle qui montre une chose comme elle est en elle-même; fausse celle qui montre une chose autrement qu’elle n’est en réalité. Hansen- love over-blog, Texte de Spinoza : l’idée vraie (la vérité).

L’idée vraie est claire, distincte, certaine (Cf. la conception des idées par Descartes).

L’essence n’enveloppe pas l’existence pour le non existant

Ce qui n’existe pas n’a pas d’essence ; ce qui n’est pas n’a pas de nature.

Propositions

  1. La substance est antérieure à ses affections (le mode, ses modifications).
  2. Deux substances dont les attributs sont différents n’ont rien en commun.

III. Une chose n’ayant rien en commun avec une autre ne peut pas être sa cause.

  1. Des choses se distinguent soit par leurs attributs soit par les modes des substances.
  2. Il n’y a pas dans la Nature des substances de même nature ou attribut.
  3. Une substance ne peut être produite par une autre.

VII. La nature (l’essence) de la substance est d’exister.

VIII. La nature de la substance est d’être infinie.

Si elle était limitée par une substance de même nature elle ne serait plus seule. Or une même substance ne se subdivise pas, elle est une. Donc la substance est nécessairement infinie. Philosophie magazine, Spinoza – Voir le monde autrement.

Scolie – Toute substance est infinie. La difficulté à le concevoir vient d’une confusion entre la modification de la substance et la substance elle-même, l’ignorance des “vraies causes”, la confusion entre nature divine et humaine. Il faut porter son attention sur la nature de la substance, “qui est en soi et conçu par soi”.

  1. Plus une chose est réelle, existe, plus elle a d’attributs.
  2. Chaque attribut d’une substance est conçu par soi.

Scolie – Deux attributs distincts ne constituent pas forcément deux substances différentes. Une substance peut avoir plusieurs attributs. L’être infini a une infinité d’attributs.

(…) il n’existe dans la Nature qu’une substance unique (…) absolument infinie.

Une seule substance : « Dieu, c’est-à-dire la Nature”.

  1. Dieu existe nécessairement car il est “une substance constituée par une infinité d’attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie”.

Scolie – L’Être [apparition de la majuscule à Être] absolument infini a par soi-même une “puissance absolument infinie d’exister, et par suite il existe absolument. (…) tout ce qu’une substance possède de perfection n’est dû à aucune cause extérieure”. L’essence de Dieu exclut toute imperfection (Cf. La preuve ontologique de l’existence de Dieu – Descartes).

XII. La substance ne peut pas être divisée.

XIII. La substance absolument infinie est indivisible => Dieu est un et indivisible.

L’hypothèse chrétienne d’un Dieu trinitaire (Père, Fils et Saint-Esprit) semble réfutée. Philosophie magazine, Spinoza – Voir le monde autrement.

XIV. Aucune substance ne peut être ni être conçue en dehors de Dieu. Dieu est la substance unique.

  1. Tout ce qui est est en Dieu (Cf. Axiome “Ce qui existe est en soi ou en autre chose”) => Dieu est non transcendant, il est la réalité même.
    Scolie – Dieu n’est pas semblable à l’homme. Il n’a pas de corps (limité) ni d’esprit exposé aux passions => L’homme ne peut avoir été fait à l’image de Dieu, puisque celui-ci ne lui est pas semblable. Différence entre imagination (l’image de Dieu) et l’entendement (Dieu/Substance compris selon la raison) (Cf. Imaginer et concevoir – Descartes).

XVI. Une infinité de choses et de modes découlent de la nature divine. Dieu est la cause efficiente (Cf. Axiome “Un effet vient nécessairement d’une cause déterminée”) de toutes choses. Il est causé par soi, il est la cause première.

XVII. Dieu agit d’après les seules lois de la Nature, sans être contraint par personne => Les lois de la Nature seraient au-dessus de Dieu ? C’est la perfection de sa nature qui l’incite à agir. Dieu est cause libre.

Scolie – L’entendement de Dieu est l’unique cause des choses, de leur essence comme de leur existence. Il est cause de notre entendement => Dieu est cause de toutes choses.

XVIII Dieu est cause immanente, mais pas transitive, de toutes choses.

L’action transitive est celle qui modifie un être autre que l’agent. Elle s’oppose à l’action immanente. (…) L’action ou la cause transitive est celle qui s’épuise ou du moins se dépense dans son effet, par opposition à celle qui le produit par sa seule volonté, sans que sa capacité d’agir soit diminuée par cette production. André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie.

L’action immanente reste tout entière dans son sujet et ne modifie pas son objet.

XIX Tous les attributs de Dieu sont éternels => Dieu est éternel.

  1. L’existence et l’essence de Dieu sont éternels => Dieu est vérité éternelle, tous les attributs de Dieu sont immuables.

[Immuable] qui, par nature, demeure identique et ne peut éprouver de changement. cnrtl.fr.

XXI. Tout ce qui suit de la nature absolue d’un attribut de Dieu est éternel et infini par cet attribut.

XXII. Toute chose issue d’un attribut modifié de Dieu existe nécessairement et est infinie.

XXIII. Tout mode existant nécessairement et est infini est issu d’un attribut modifié ou non de Dieu.

XXIV. L’essence des choses produites par Dieu n’enveloppe pas l’existence. Dieu est cause de l’existence des choses et de leur persévérance dans l’existence (Conatus, Cf. “Éléments de doctrine).

Cet effort, quand il se rapporte à l’âme seule, est appelé volonté ; mais, quand il se rapporte à la fois à l’âme et au corps, est appelé appétit. Livre III, proposition IX, scolie).

XXV. Dieu est cause de l’existence des choses et de leur essence. Dieu est cause de tout.

Scolie – Les choses particulières ne sont que des modes des attributs de Dieu.

XXVI. Une chose déterminée à produire un effet est déterminée par Dieu.

XXVII. Une chose déterminée par Dieu à produire un effet ne peut se rendre elle-même indéterminée.

XXVIII. Toute chose finie qui a une existence déterminée ne peut produire un effet pour une cause finie ayant une existence déterminée ; cette cause finie ne peut exister ni être déterminée si elle n’est pas déterminée par une autre cause déterminée, et ainsi à l’infini.

Scolie – Dieu est la cause prochaine des choses qu’il a produites, il ne peut en être la cause éloignée (cause qui ne serait pas liée à son effet).

XXIX. Il n’y a rien de contingent dans la Nature. Toutes les choses sont déterminées par la Nature à exister et à produire un effet.

Scolie – Nature Naturante et Nature Naturée :

  • Nature Naturante : Ce qui est conçu en soi et par soi ; Dieu comme cause libre ;
  • Nature Naturée : Tous les modes des attributs de Dieu, considérés comme des choses qui sont en Dieu et ne pouvant ni être ni être conçus sans Dieu.

XXX. Un entendement fini ou infini en acte ne comprend rien d’autre que les attributs et affections de Dieu.

XXXI. L’entendement fini ou infini en acte, la volonté, le désir, l’amour etc. se rapportent à la Nature Naturée et non à la Nature Naturante.

Entendement : mode défini de penser qui diffère des autres (désir, amour…) ; acte de compréhension conduisant à la connaissance (pas d’entendement “en puissance”).

XXXII. La volonté n’est pas cause libre, mais cause nécessaire.

Volonté : mode de penser comme l’entendement. Dieu ne produit pas ses effets par la liberté de sa volonté =>  Dieu est sans volonté.

XXXIII. Les choses produites par Dieu ne peuvent être autrement ni dans un autre ordre => Aucun autre monde n’est possible que le notre.

Scolie – Choses nécessaire, impossible, contingente :

  • Nécessaire : naît en raison de son essence ou de sa cause ;
  • Impossible : parce que son essence est une contradiction ou qu’aucune cause extérieure n’est déterminée à la produire (elle n’a pas de cause) ;
  • Contingente (ou possible) : ne l’est que par rapport à un manque de connaissance (l’ordre des choses nous est caché).

Scolie – Choses produites par Dieu selon une perfection suprême.

(…) dans l’éternité il n’y a ni de quand, ni d’avant, ni d’après.

=> Dieu n’est pas le créateur de l’Univers. Tout existe éternellement, de façon immuable.

XXXIV. La puissance de Dieu est son essence même.

XXXV. Tout ce qui est au pouvoir de Dieu existe nécessairement.

XXXVI. Il n’existe aucune chose dont la nature ne donne naissance à quelque effet. Dieu, cause de toutes choses, les détermine à produire un effet.

Appendice

Récapitulation de la nature de Dieu

[Dieu] est unique, (…) est et agit par la seule nécessité de sa nature, (…) il est la cause libre de toutes choses (…), que toutes choses ont été prédéterminées par Dieu, non certes par la liberté de la volonté (…) mais par la nature absolue de Dieu, autrement dit par sa puissance infinie.

Préjugé soumis à l’examen de la raison

Le préjugé des hommes

Dieu agit toujours en vue d’une fin ; Dieu fait toutes choses en vue de l’homme et il a fait l’homme pour en recevoir un culte.

Pourquoi les hommes sont enclins à adopter ce préjugé

Examen du préjugé

(…) tous les hommes naissent ignorants des choses, et tous ont envie (…) de rechercher ce qui leur est utile, ce dont ils ont conscience.

L’homme se croit libre parce qu’il a conscience de ce qu’il veut/désire, mais il ignore la cause de ces désirs.

L’homme agit toujours en vue d’une fin : l’objet de son désir.

Il croit que la Nature (Dieu) prend soin de tout pour lui => Anthropocentrisme (tout tourne autour de l’homme), à rapprocher du géocentrisme de Ptolémée (tout tourne autour de la Terre, centre de l’Univers) et de l’héliocentrisme de Copernic et Galilée (la Terre tourne autour du Soleil) (Cf. Philosophie et concept, selon Gilles Deleuze). Tout est à l’avantage de l’homme :

La Nature ne fait rien en vain.

Problème des inconvénients (catastrophe, maladie, etc.), considérés comme des “châtiments” de Dieu, mais qui touchent aussi bien les impies que les pieux. (Cf. Nietzsche, Généalogie de la morale).

La voie de la raison

La Mathématique montre aux hommes la vérité : prise de conscience des préjugés, amène à la vraie connaissance des choses.

Les causes finales

Examen du préjugé

Il faut montrer que la Nature n’a aucune fin fixée d’avance.

Les causes finales sont des fictions humaines. La “doctrine finaliste met la Nature à l’envers” : la Nature (Dieu) n’est pas un effet mais la cause. Exemple de la pierre qui tue un homme :

L’appendice du livre I, qui explique comment les hommes ont tendance à expliquer les choses à partir des causes finales (si une pierre m’est tombée sur la tête, c’est pour me punir d’avoir été un mauvais croyant) au lieu de rechercher les causes efficientes (cette pierre tenait mal sur le toit de la maison à cause du manque de réparations, etc.). Deux logiques s’affrontent : celle, erronée, qui pense le réel comme un effet de mes rapports avec un Dieu personnel et vengeur – et celle qui voit Dieu dans la perfection des enchaînements de causes et d’effets du monde, qu’il faut tenter de comprendre le mieux possible. Philosophie magazine, Op. cit.

La voie de la raison

Chercher les vraies causes et s’appliquer à comprendre “en savant” (à l’aide de la raison).

Dans chaque chose le principal est le plus utile

Examen du préjugé

Considérer que le principal dans une chose est le plus utile conduit à la formation des notions Bien/Mal ; Ordre/Confusion ; Chaud/Froid ; Beauté/Laideur. L’homme s’estimant libre, d’autres notions naissent : Louange/Blâme ; Faute/Mérite.

Le Bien : “tout ce qui contribue à la santé et au culte de Dieu” ; le contraire est le Mal.

L’Ordre : les choses sont considérées comme bien ordonnées si nous pouvons les imaginer facilement (contraire : Confusion). Problème : attribuer à Dieu une imagination pour disposer les choses “de façon que les hommes puissent l’imaginer le plus facilement possible” (anthropocentrisme).

[Les ignorants] croient que toutes choses ont été faites pour eux ; et ils disent que la nature d’une chose est bonne ou mauvaise, saine ou corrompue, selon la manière dont ils en sont affectés.

Problème des dispositions des cerveaux :

Autant de têtes, autant d’avis ; chacun va dans son sens ; il n’y a pas moins de différence entre les cerveaux et les palais.

La voie de la raison

Juger des choses par l’entendement pas par l’imagination.

Conclusion de l’appendice

Expliquer la Nature avec la raison et pas avec l’imagination.

La Nature/Dieu est la perfection.

Car la perfection des choses ne doit s’estimer que d’après leur seule nature et puissance, e les choses ne sont pas plus ou moins parfaites selon qu’elles flattent ou offensent les sens des hommes.

Pourquoi Dieu n’a pas créé les hommes pour qu’ils suivent seulement la Raison : les lois de la Nature ont produit ce qui pouvait être conçu par un entendement infini, du plus haut degré de perfection jusqu’au plus bas.

Bibliographie

Baruch Spinoza, L’Éthique, collection Folio Essais, Gallimard.

30 concepts incontournables – Les 30 plus grands philosophes, Questions philo.

Christian Godin, Dictionnaire de philosophie pour les nuls.

Hansen- love over-blog, Texte de Spinoza : l’idée vraie (la vérité).

L. Jaffro, M. Labrune, Gradus philosophique.

André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie.

L.-M. Morfaux, Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines.

Philosophes – Les grandes pensées expliquées simplement, DK – Ed. Prisma Media, Ca m’intéresse.

Philosophie magazine – hors-série, Spinoza – Voir le monde autrement.

Patrice Rosenberg, La philosophie – Retenir l’essentiel.

Voir aussi

Contingent/Nécessaire

Conatus

Descartes – La puissance de juger de l’esprit

Dualisme

En soi/Pour soi

Essence/Existence

Idée – Typologie des idées (Descartes)

Imaginer et concevoir

Immanent

Inférence

Monisme

Nietzsche, Généalogie de la morale

Le Plaisir est-il raisonnable ?

Philosophie et concept, selon Gilles Deleuze

Preuve ontologique de l’existence de Dieu

Sartre, L’existentialisme est un humanisme

Spinoza, L’Éthique – Livre II – De la nature et de l’origine de l’esprit

Spinoza, L’Éthique – Livre III – De l’origine et la nature des sentiments

Spinoza, L’Éthique – Livre IV – De la servitude humaine ou des forces de sentiments

Spinoza, L’Éthique – Livre V – De la puissance de l’entendement ou de la liberté humaine

Transcendant

 

Dsirmtcom, novembre 2018.

10 réponses à “Fiche de lecture – Spinoza, L’Éthique – Livre I – De Dieu

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