Citations philosophiques – N

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N

Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer en l’homme, c’est qu’il est un passage et un déclin. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

L’homme est quelque chose qui doit être surmonté. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

Dieu est mort. Nietzsche, Le Gai Savoir.

J’aime les brèves habitudes et je les considère comme le moyen inestimable d’apprendre à connaître beaucoup de choses et d’états. Nietzsche, Le Gai Savoir.

Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu’il soit d’ailleurs ce qu’il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit. Nietzsche, Humain, trop humain.

Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont. Nietzsche, Le Livre du philosophe.

Deviens ce que tu es. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Nietzsche, Crépuscule des idoles.

J’ai toujours écrit mes œuvres avec tout mon corps et ma vie : j’ignore ce que sont les problèmes “purement spirituels”. Nietzsche.

Apprendre nous métamorphose, cela fait ce que fait toute alimentation, laquelle ne se borne pas à “conserver”. Nietzsche.

Vivre de telle sorte qu’il te faille désirer revivre, c’est là ta tâche. Nietzsche.

Toutes choses, absolument toutes choses, nous adviennent, tournent constamment à notre avantage. Nietzsche, Le Gai Savoir.

Ce qui me rend heureux, c’est de voir que les hommes refusent de penser la pensée de la mort. Nietzsche, Le Gai Savoir.

Il n’y a pas de faits moraux, rien qu’une interprétation morale des faits. Nietzsche, Par-delà le Bien et le Mal.

Jusqu’à présent on n’a pas hésité le moins du monde à donner de l’homme “bon” une valeur supérieure à celle du “méchant”, une valeur supérieure dans le sens du progrès, de l’utilité, de la prospérité de l’homme en général (y compris de l’avenir de l’homme). Et si le contraire était vrai ? Nietzsche, Généalogie de la morale.

Pour vivre volontiers la vie

Il faut se tenir au-dessus d’elle !

Donc apprends à t’élever !

Donc apprends – à regarder vers le bas !

Ne reste pas au ras du sol,

Ne monte pas trop haut !

Le monde sera pour toi plus beau

Si tu le regardes à mi-pente ! Nietzsche, Règles de vie.

Tout ce qui est nécessaire, vu d’en haut et dans l’optique d’une vaste économie d’ensemble, est également l’utile en soi. Il ne faut pas seulement le supporter, il faut l’aimer (…) Amor fati, voilà le fond de ma nature. Nietzsche, Nietzsche contra Wagner.

[Définition du dionysiaque] Une tendance irrésistible à l’unité, un dépassement de la personne, (…) un oui extasié au caractère total de la vie (…), la grande sympathie panthéiste, dans la joie et la douleur, qui approuve et sanctifie même les propriétés les plus terribles et les plus problématiques de la vie, en partant d’une éternelle volonté de procréation, de fécondité, d’éternité : sentiment unitaire de la nécessité de créer et de détruire. Nietzsche, Fragments posthumes.

Admettons que nous disions oui à un seul et unique instant, nous aurions dit oui, non seulement à nous-mêmes, mais à toute l’existence. Car rien n’est isolé, ni en nous-mêmes, ni dans les choses. Et si même une seule fois le bonheur a fait vibrer et résonner notre âme comme une corde musicale, toutes les éternités étaient nécessaires pour créer les conditions de cet Unique Événement, et toute l’éternité a été approuvée, rachetée, justifiée, acceptée, dans cet instant unique où nous avons dit oui. Nietzsche, Fragments posthumes.

Ma formule pour ce qu’il y a de plus grand dans l’homme est amor fati : ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni dans le futur, ni dans le passé, ni dans toute éternité. Ne pas se contenter de supporter l’inéluctable, et encore moins se le dissimuler – tout idéalisme est une attitude de mensonge à l’égard de l’inéluctable – mais l’aimer. Nietzsche, Ecce Homo.

Je me suis souvent demandé si je ne devais pas davantage aux plus dures années de ma vie qu’à aucune autre. Mon être le plus intime me l’enseigne : tout ce qui est nécessaire, vu d’en haut et dans l’optique d’une vaste économie d’ensemble, est également l’utile en soi. Il ne faut pas seulement le supporter, il faut l’aimer (…). Amor fati, voilà le fond de ma nature. Nietzsche, Nietzsche contra Wagner.

Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose. Nietzsche.

“Par-delà le Bien et le Mal”, cela du moins ne veut pas dire : “par-delà le bon et le mauvais”. Nietzsche, Généalogie de la morale.

Évaluer, c’est créer : écoutez donc, vous qui êtes créateurs ! C’est l’évaluation qui fait des trésors et des joyaux de toutes choses évaluées. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

L’État est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement ; et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : “Moi, l’État, je suis le Peuple.”  Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

Beaucoup de brèves folies – c’est ce que vous appelez amour. Et à ces brèves folies le mariage met fin – par une longue sottise. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra.

Qu’est-ce que l’amour, sinon comprendre et se réjouir que quelqu’un d’autre vit, agit et sent d’une manière différente de la nôtre, et opposée à celle-ci ? Pour que l’amour unisse les contraires dans la joie, il ne faut pas qu’il les supprime et les nie. Nietzsche, Humain, trop humain.

Aimer, cela aussi il faut l’apprendre. Nietzsche, Le Gai Savoir.

Ce qui est fait par amour s’accomplit toujours par-delà le bien et le mal. Nietzsche, Par-delà le bien et le mal.

Sub specie aeterni [Du point de vue de l’éternel] A. – Tu t’éloignes toujours davantage des vivants : bientôt ils vont te rayer de leurs listes ! B. – C’est le seul moyen de partager le privilège des morts. A. – Quel privilège ? B. – Ne plus mourir. Nietzsche, Le Gai Savoir.

La perspective certaine de la mort pourrait mêler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d’insouciance – mais, âmes bizarres d’apothicaires, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie tout entière ! Nietzsche, Humain, trop humain.

Si l’on a conçu les hommes libres, c’est à la seule fin qu’ils puissent être jugés et condamnés, afin qu’ils puissent devenir coupables. Nietzsche, Le Crépuscule des idoles.

La foi sauve, donc elle ment. Nietzsche, L’Antéchrist.

Si la foi ne rendait pas heureux, il n’y aurait pas de foi : combien peu de valeur elle doit donc avoir ! Nietzsche, Humain, trop humain.

Après la mort du Bouddha, l’on montra encore pendant des siècles son ombre dans une caverne, une ombre énorme et épouvantable. Dieu est mort ; mais, à la façon dont sont faits les hommes, il y aura peut-être encore pendant des milliers d’années des cavernes où l’on montrera son ombre. – Et nous, il nous faut encore vaincre son ombre. Nietzsche, Le Gai Savoir.

Il n’y a pas assez d’amour et de bonté dans le monde pour qu’il soit permis d’en prodiguer à des êtres imaginaires. Nietzsche, Humain, trop humain.

L’idée de “Dieu” fut jusqu’à présent la plus grande objection contre l’existence… Nous nions Dieu, nous nions la responsabilité en Dieu : par cela seulement nous sauvons le monde. Nietzsche, Le Crépuscule des idoles.

L’art, et rien que l’art ! C’est lui qui nous permet de vivre, qui nous persuade de vivre, qui nous stimule à vivre. (…) L’art a plus de valeur que la vérité. Nietzsche, La Volonté de puissance.

Sans la musique, la vie serait une erreur. Nietzsche, Le Crépuscule des idoles.

Pour un philosophe, il est honteux de dire que “le bien et le beau sont identiques” ; et s’il y ajoute “le vrai”, il est bon à battre. La vérité est laide. L’art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité. Nietzsche, La Volonté de puissance.

Le bas-ventre est cause que l’homme ait quelque peine à se prendre pour un dieu. Nietzsche, Par-delà le bien et le mal.

Ma formule pour ce qu’il y a de plus grand dans l’homme est amor fati [l’amour du destin] : ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècle des siècles. Ne pas se contenter de supporter l’inéluctable, et encore moins se le dissimuler – tout idéalisme est une manière de se mentir devant l’inéluctable -, mais l’aimer. Nietzsche, Ecce homo.

(…) la sagesse, c’est ce que le solitaire se chuchote à lui-même sur la place publique.  Nietzsche, Humain, trop humain.

Je me suis souvent demandé si je n’étais pas beaucoup plus redevable aux années difficiles de ma vie qu’à n’importe quelles autres. Ainsi que me l’enseigne ma nature très personnelle, tout inéluctable, vu de haut et au sens d’une économie générale, se confond avec l’utile en soi, – on ne doit pas seulement le porter, on doit aussi l’aimer…Amor fati : c’est ma nature très personnelle. Nietzsche, Nietzsche contre Wagner, Epilogue, I.

Ma formule pour désigner la grandeur de l’homme, c’est l’amor fati : que personne ne veuille rien autrement, ni en avant, ni en arrière, ni dans les siècles des siècles. Ne pas seulement supporter la nécessité, encore moins se la dissimuler – tout idéalisme est manière de mentir devant la nécessité -, mais l’aimer. Nietzsche, Ecce Homo, “Pourquoi je suis si avisé”, § 10.

Tout penseur profond craint davantage d’être compris que d’être mal compris. Nietzsche, Par-delà bien et mal, § 290.

Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou. Nietzsche, Ecce homo, “Pourquoi je suis si avisé”, § 4.

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