Diccionario del Pensiamento Martiano – Philosophie – Filosofía

Essais Philosophiques CubainsDictionnaire de la Pensée Martinienne

Filosofía – Philosophie

Chaque philosophie apporte sa littérature, et sa conséquence propre. A la manière pratique de voir les choses a correspondu cette littérature difficile et étrange, triste et douloureuse, qui s’appelle l’école réaliste. 2 569.

Les questions philosophiques sont débattues perpétuellement, et il n’y a pas de mal à diriger de temps en temps l’intelligence vers cette sorte d’activité saine et naturelle. Nous recherchons aujourd’hui une philosophie claire, qui réconcilie toutes les forces, qui n’a pas l’arrogance de l’infaillibilité, ni la prétention de la suprématie. L’homme a la force de connaître : il l’applique par l’observation. Voici ce qui se nomme la science philosophique. Mais elle ne devrait pas s’appeler ainsi, parce que la science est immuable et indéniable, et la science philosophique diffère de chaque système. Observer avec un esprit dépassionné, et écrire ses observations en langage clair, sont les deux difficiles exigences du pouvoir de la philosophie. Il y a ceux qui confondent un langage clair et un langage ordinaire. Est-ce un langage clair que celui que tout le monde comprend ? Non, un langage clair est celui que comprennent les personnes éduquées avec sagesse par une littérature judicieuse. 2 570.

Il n’y a pas de façon de se protéger du risque d’obéir aveuglément à un système philosophique, sinon de se nourrir de tous les autres, et voir comment un même esprit palpite en tous, soumis aux mêmes accidents. Quelles que soient les formes de l’imagination humaine, véhémente ou limitée, la philosophie a revêtu cette foi dans l’infini, cette angoisse de s’en échapper, et ce noble désaccord avec ce qu’il est, qui a engendré toute les écoles philosophiques. 2 571.

La philosophie n’est rien de plus que le mystère de la relation entre les différentes formes d’existence. 2 572.

La philosophie n’est rien de plus que la relation, comme celle du flacon qui se brise avec la liqueur qui s’évapore. 2 573.

En ce qui concerne l’homme, la philosophie est la connaissance de la structure des échanges [autre traduction possible : l’ordre des communications]. 2 574.

Il ne peut y avoir une philosophie, comme il ne peut y avoir une religion. Il y a la philosophie et la religion. Laquelle est le retour permanent du regard de l’homme sur les causes de ce qu’il ressent en lui. Il se déplace autour de lui et plus loin et voit : c’est l’aspiration de tous les êtres, identique à tous les peuples, commune à une existence où ce qui est réel se conçoit vaguement, s’accentue poétiquement et est irrémédiablement nécessaire. Il y a une limite pour la raison : l’homme dispose de l’imagination et de l’intelligence, laquelle commence son ouvrage là où l’autre l’achève. Ce n’est pas parce que [là] il n’y a plus rien, est-ce parce que nous ne pouvons pas y aller ? Et pourquoi le concevons-nous vaguement, ou nous arrêtons-nous lâchement juste avant, ou voulons-nous le soumettre à un pouvoir de la raison qui s’achève précisément là ? Cela ne règle pas le doute, mais assure que cela existe. 2 575.

La philosophie est la connaissance des causes des êtres, de leurs différences, de leurs analogies et de leurs relations. L’Histoire est la connaissance de la manière dont les causes se sont produites. Les doctrines de l’Orient, tantôt pures, tantôt avec les grecs, tantôt avec les chrétiens, ont envahi l’Occident. 2 576.

La nature observable est l’unique source de la philosophie. 2 577.

L’homme qui observe est l’unique agent de la philosophie. 2 578.

L’étude du monde tangible s’appelle la physique ; et l’étude du monde intangible se nomme la métaphysique. L’exagération de la première école s’appelle le matérialisme ; l’exagération de la seconde, bien qu’elle ne devrait pas s’appeler ainsi, porte le nom de spiritualisme. Toutes les écoles philosophiques se concrétisent dans ces deux écoles. Les deux réunies forment la vérité. Chacune isolée est seulement une partie de la vérité, qui s’efface quand elle ne s’aide pas de l’autre. 2 759.

Être philosophe, c’est connaître les causes possibles, et utiliser les moyens disponibles et convenables pour rechercher celles qui ne sont pas connues. Penser constamment avec les éléments de la science, issus de l’observation, pour tout ce qui relève du domaine de notre raison et pour sa cause : voici les éléments pour être philosophe. 2 581.

La bonne méthode philosophique est celle qui, pour juger l’homme, le considère dans toutes les manifestations de son être, et ne dédaigne pas l’observation comme secondaire et négligeable, peut-être parce qu’il n’est pas facilement donné d’observer [l’homme] à cause de son essence première difficile et confuse. Faiblesse de l’observation, rachitisme philosophique, anémie volontaire et blâmable de tous ces systèmes, sévères et de marbre dans la forme, incomplets et embrouillés sur le fond. 2 583.

L’Histoire de la Philosophie est donc l’examen critique de son origine, des états distincts et des états transitoires qu’elle a pris, pour que la Philosophie parvienne à son état actuel. 2 584.

L’homme doit considérer la philosophie, non comme le cristal froid qui reflète les images se croisant devant lui ; mais comme le sein vif dans lequel palpite, comme objet immédiat et présent, le possible agencement du réel que l’âme garde comme idéal antérieur, ultérieur et perpétuel. Tous ces objectifs de réalité sont voués au but de la vie. Mais alors, quand ce but a été atteint, l’humain a de puissantes angoisses, comme celui qui ouvre une grille tenace, qui se manifestent dans le sourir ultime de ceux qui savent mourir bien. “Comme c’est beau !” doivent se dire ceux qui meurent bien. Et l’on doit pleurer à la dernière heure, de douleur pour les bien-aimés qui sont partis, et d’une joie immense pour la liberté dont peut-être on va jouir. 2 585.

Il y a mille fois plus de mérite dans la résignation philosophique que dans la résignation chrétienne. 2 586.

Le Moi existe dans l’être, mais il n’est ni complet ni parfait tant qu’il n’examine pas ni ne s’entoure de ce qu’il a à développer et à amplifier. 2 588.

L’action de connaître est immanente : on comprend sans sortir de soi-même. 2 589.

Dans toute représentation, aussi bien dans la réflexion sur les choses externes que sur nos propres actes internes, il existe une inévitable dualité entre l’objet pensé et le sujet pensant. 2 590.

Dans toute perception il y a l’union de l’être avec la chose perçue. 2 591.

Je ne sais pas à quoi conduit d’expliquer comme une source de représentation générale, une source qui peut seulement s’appliquer à la représentation de Dieu. 2 592.

La causalité peut être le principe de la représentation. Mais ce n’est pas assez pour la raison. Une cause ne sera pas représentative de ses effets si elle n’est pas intelligible. La matière, ainsi, ne peut représenter ses effets. 2 593.

Le principe de contradiction est fondamental et nécessaire. 2 594.

Essais Philosophiques CubainsDictionnaire de la Pensée Martinienne

Dsirmtcom, janvier 2020

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