Bac Philo – Chapitre II.3. Le Travail et la Technique – Fiche n° 2.c. Du Travail, de la Technique et des hommes – De l’être générique de Marx au libre consommateur d’Hannah Arendt

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Les leçons de Philosophie – Bac Philo – Partie II. La Culture – Chapitre 3. Le Travail et la Technique – Fiche n° 2.c. Du Travail, de la Technique et des hommes – De l’être générique de Marx au libre consommateur d’Hannah Arendt

Fiche n° 2.c. – Du Travail, de la Technique et des hommes – De l’être générique de Marx au libre consommateur d’Hannah Arendt

Introduction

Dans ce dernier volet sur les notions de travail et de technique, nous allons passer d’un travail conçu comme l’accomplissement par l’homme de sa nature propre, comme le pense Marx, à l’hypothèse d’une émancipation totale du travail par Hannah Arendt. Entre cette conscience de son essence profonde, mise en péril par le “travail aliéné”, et l’automatisation censée libérer l’homme de tout labeur, nous verrons que Bergson voit dans l’évolution de l’être humain une étape qui précède l’apparition de l’homme en tant qu’Homo sapiens, homme présumé sage.

Karl Marx (1818-1883)

Marx conçoit le travail comme ce qui va permettre à l’homme de prendre conscience de ce qu’il est, en tant qu’être appartenant au genre humain, c’est-à-dire son essence. Il se différencie par le travail des autres êtres vivants. Si Aristote avait voulu synthétiser Marx, il aurait sans doute défini l’homme marxien – et non marxiste – comme “un animal travailleur”, en ajoutant “libre”.

En produisant pratiquement un monde d’objets, en façonnant la nature non organique, l’homme s’affirme comme un être générique conscient, c’est-à-dire un être qui se rapporte à l’espèce comme à sa propre nature, ou à lui-même comme être générique. Certes, l’animal aussi produit. Il construit son nid, son habitation, tels l’abeille, le castor, la fourmi, etc. Mais il produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui et pour sa progéniture ; il produit d’une façon partielle, quand l’homme produit d’une façon universelle ; il ne produit que sous l’empire du besoin physique immédiat, tandis que l’homme produit alors même qu’il est libéré du besoin physique, et il ne produit vraiment que lorsqu’il en est libéré. Marx, Manuscrits de 1844.

L’animal comme l’homme produit en transformant la nature pour satisfaire ses besoins. L’abeille produit le miel à partir du pollen butiné sur les fleurs. Si nous décomposons les différentes étapes de la fabrication du miel, nous constatons que la division du travail est déjà opérante chez l’abeille. La phase de butinage correspond au recueil du pollen puis au dépôt du “chargement”, le nectar, dans la ruche par les abeilles butineuses. Les abeilles ouvrières prennent le relais en transformant avec leur salive le nectar en miel. Durant cette phase de transformation, les abeilles ventileuses maintiennent la ruche à température constante. Le miel est ainsi stocké dans les alvéoles pour servir de nourriture aux larves et de réserve alimentaire pour l’hiver aux abeilles. Il y a bien transformation de la nature- le pollen -, il y a même une répartition des tâches à réaliser au travers de différents “postes de travail”. Mais l’abeille ne va produire que pour ses propres besoins, ici immédiats ou quelque peu différés : le besoin n’est que physique, il faut nourrir et se nourrir. L’abeille n’est pas libre de produire du miel ou de ne pas en produire. Ce travail est plus de l’ordre du comportement causé par un instinct que par une volonté consciente, réfléchie. L’homme produit pour satisfaire ses besoins, mais aussi les besoins de son espèce ou plutôt, si nous reprenons le terme de Marx, de son genre. Selon la classification des êtres vivants de Linné, l’homme appartient au règne animal, à la classe des mammifères, à l’ordre des primates, à la famille des hominidés, au genre Homo, et à l’espèce Homo sapiens. Notre particularité “générique”, c’est-à-dire le caractère qui appartient à notre genre tout entier (Morfaux), est de travailler, de fabriquer (Bergson parle d’Homo faber). Ce qui nous caractérise est donc que notre travail est que nous produisons de quoi satisfaire nos besoins vitaux et immédiats, comme l’animal, mais aussi les besoins des autres de notre espèce, et, encore et surtout, des besoins non vitaux – au sens purement biologique comme manger ou boire – comme dans la création d’oeuvres d’art.

L’animal ne produit que lui-même, tandis que l’homme reproduit toute la nature. Le produit de l’animal fait, comme tel, partie de son corps physique, tandis que l’homme se dresse librement face à son produit. L’animal ne crée qu’à la mesure et selon les besoins de son espèce, tandis que l’homme sait produire à la mesure de toutes les espèces, il sait appliquer à tout objet sa mesure inhérente ; aussi sait-il créer selon les lois de la beauté. C’est précisément en façonnant le monde des objets que l’homme commence à s’affirmer comme un être générique. Cette production est sa vie générique créatrice. Grâce à cette production, la nature apparaît comme son œuvre et sa réalité. L’objet du travail est donc la réalisation de la vie générique de l’homme. L’homme ne se recrée pas seulement d’une façon intellectuelle, dans sa conscience, mais activement, réellement, et il se contemple lui-même dans un monde de sa création. Marx, Op. cit.

Par le travail, l’homme réalise un produit, mais surtout, il se réalise lui même en tant qu’être humain, il prend conscience de son essence : il existe. Comme l’esclave de Hegel, l’homme devient maître de la nature et se forme lui-même par le travail. Le travail ne rend pas l’homme libre, mais c’est parce que l’homme est libre qu’il peut produire par le travail et dans le même temps exister et rendre réelle son essence. Mais tout cela ne tient que si l’homme est libre et que ce qu’il produit par son travail est sa propriété, comme l’entendait Locke. Lorsque la finalité du travail n’est plus d’accomplir son essence ni d’être propriétaire ce qu’on produit par le travail, vient le “travail aliéné”.

C’est un travail qui n’est plus accompli par le travailleur pour exprimer ou accomplir son être générique ou son essence (d’être conscient et libre), mais pour obtenir en échange le salaire qui le rendra à même de se procurer les marchandises requises pour sa survie physique. Ici le travail n’est plus une fin, mais un moyen. C’est pourquoi il se trouve que, dès nos besoins satisfaits, nous le fuyons. A. Renaut, Op. cit.

Il s’agit toujours de satisfaire ses besoins, mais ce n’est plus directement le travail qui va les satisfaire, mais ce qui est obtenu en échange, un salaire. La fin n’est plus de produire que quoi vivre ou exister, mais de gagner son pain à la sueur de son front, selon l’expression “consacrée”. Le travailleur est dépossédé du produit de son travail en échange de l’argent, et il est ainsi dépossédé de lui-même : l’ouvrier se vend pour vivre, comme l’écrit Marx dans Le Capital, il vend son temps au capitaliste qui l’achète pour s’enrichir. Le travailleur devient un moyen et n’est plus considéré comme un être conscient et libre. La durée du temps de travail est la nouvelle valeur d’échange. Le terme “aliénation” vient du latin alienare, qui signifie notamment “transporter à d’autres son droit de propriété”, et “ôter la raison”. Le travailleur, qui s’accomplissait par son travail en tant qu’essence de l’être humain conscient et libre, endosse le statut de l’abeille ouvrière :

On aboutit donc à ce résultat que l’homme (le travailleur) ne se sent agir librement que dans ses fonctions animales : se nourrir, boire, se reproduire, ou encore, au plus, dans son habitation, dans la façon de s’habiller, etc. Au contraire, dans ses fonctions proprement humaines, il se sent animal. Ce qui est animal devient humain, ce qui est humain devient animal. Marx, Op. cit.

Nous sommes passés de “l’animal travailleur”, libre, au “travailleur animalisé”, aliéné ; de l’Homo faber à l’animal laborans, terme que nous retrouverons plus loin avec Hannah Arendt.

Henri Bergson (1859-1941)

Comme nous l’avons vu en étudiant “l’être générique” de Marx, selon la classification des êtres vivants, l’être humain appartient au genre Homo et à l’espèce Homo sapiens. Le terme latin de sapiens signifie intelligent, sage, raisonnable. Mais notre intelligence est-elle liée originellement à la sagesse ou à la technique ? Bergson considère que l’évolution de l’homme est d’abord marquée par la technique, par la fabrication d’outils.

Si nous pouvions nous dépouiller de tout orgueil, si, pour définir notre espèce, nous nous en tenions strictement à ce que l’histoire et la préhistoire nous présentent comme la caractéristique constante de l’homme et de l’intelligence, nous ne dirions peut-être pas Homo sapiens, mais Homo faber. En définitive, l’intelligence, envisagée dans ce qui en paraît être la démarche originelle, est la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils, et d’en varier indéfiniment la fabrication. Bergson, L’Évolution créatrice.

Souvenons-nous du mythe de Prométhée, que nous avons abordé avec Platon. Prométhée vole le feu – et la technique, l’art de s’en servir et tous les arts – pour le donner aux hommes, qui avaient été oubliés par l’imprévoyant Épiméthée dans la distribution des qualités destinées à la conservation des espèces. L’homme acquiert donc d’abord la technique. Puis, Zeus envoie Hermès pour leur donner le sens de la pudeur et de la justice, autrement l’intelligence éthique, la véritable sagesse, la sapientia en latin. Le terme latin de faber, employé par Bergson, signifie ouvrier, artisan. La domestication du feu, et la capacité de l’homme à le reproduire, ont fait progresser considérablement l’espèce humaine : le feu permet de cuire les aliments, de s’éclairer la nuit, et surtout de fabriquer des outils avec du bronze puis du fer. Homo faber semble bien avoir précédé Homo sapiens, comme nous l’indiquaient le mythe de Prométhée et la pensée de Bergson.

La mécanisation du travail, qui a contribué à l’avènement d’un travailleur déshumanisé, tel Charlot dans Les Temps modernes, soumis à la machine dont il ne devient plus qu’un rouage, présente pourtant pour Bergson un potentiel positif pour l’Homo faber.

Quand on fait le procès du machinisme, on néglige le grief essentiel. On l’accuse d’abord de réduire l’ouvrier à l’état de machine, ensuite d’aboutir à une uniformité de production qui choque le sens artistique. Mais si la machine procure à l’ouvrier un plus grand nombre d’heures de repos, et si l’ouvrier emploie ce supplément de loisir à autre chose qu’aux prétendus amusements, qu’un industrialisme mal dirigé a mis à la portée de tous, il donnera à son intelligence le développement qu’il aura choisi, au lieu de s’en tenir à celui que lui imposerait, dans des limites toujours restreintes, le retour (d’ailleurs impossible) à l’outil, après suppression de la machine. Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion.

Pour Bergson, la machine, la mécanisation, l’automatisation du travail peuvent apporter au travailleur la liberté de pouvoir développer son intelligence, grâce au “supplément de loisir” obtenu par les gains sur le temps de travail. Ce loisir en plus doit être employé à autre chose que de “prétendus amusements”, d’autant que ceux-ci sont guidés par l’industrie. Nous pourrions presque voir ici cette incitation si forte de certaines marques actuelles à consommer de leurs produits : si vous n’avez pas le dernier modèle de telle fabricant de téléphone, incluant tous les services de la marque, vous n’avez pas réussi votre vie. Il est fort probable que Bergson pense ici à un temps comparable au temps de loisir antique, comme à l’époque d’Aristote où ce loisir était consacré à la culture de l’esprit. La mécanisation, par le gain de temps obtenu, redonnerait alors au travailleur ce temps de loisir que les citoyens grecs passaient à philosopher ou à se cultiver. Quant à l’uniformité de la production, reproche fait à la mécanisation et qui tend à ce que tous aient le même objet – souvenons-nous de la remarque faite à l’instant sur le dernier modèle de téléphone -, Bergson adopte une attitude digne de Montaigne pour émettre son objection :

On a reproché aux Américains d’avoir tous le même chapeau. Mais la tête doit passer avant le chapeau. Faites que je puisse meubler ma tête selon mon goût propre, et j’accepterai pour elle le chapeau de tout le monde. Ibid.

Quand bien même l’industrie ne produirait que des objets uniformes, l’importance n’est pas tant dans cette uniformité, ce nivellement par le produit. Prenons l’exemple actuel des assistants personnels dits “intelligents”, que tout nous conduit aujourd’hui à en disposer dans nos foyers. Ces assistants, machines automatiques bien plus complexes que celles évoquées par Bergson, pourront répondre à toutes vos questions, allumer votre télévision, jouer la musique de votre choix (si votre choix n’est pas déjà lui-même orienté inconsciemment par l’industrie musicale). Ils vous feront gagner du temps, ou au moins en économiser. Ils pourront même, au Royaume-Uni, donner des conseils médicaux, en lien avec le National Health Service, le service de santé britannique. Nous devons absolument tous avoir un assistant personnel, un chapeau pour notre tête. Enfin, c’est ce que tout nous pousse à faire, et surtout à croire. Mais croire n’est pas raisonner. Revenons alors au temps de loisir culturel prôné par Bergson et à notre tête à pouvoir “meubler” selon notre “goût propre”. Une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine, Montaigne se joint à Bergson pour nous conseiller de faire absolument cet “essai”.

Hannah Arendt (1906-1975)

Dans la Condition de l’homme moderne, Hannah Arendt reprend la distinction de la Grèce antique entre vita activa et vita contemplativa. Nous avons vu avec Aristote que le travail, qui fait partie de la vita activa, était réservé aux esclaves ou aux pauvres. Il s’agit de subvenir à ses besoins vitaux, ou à ceux de son maître. La vita contemplativa est réservé chez les Grecs de l’Antiquité aux riches, qui peuvent s’adonner au loisir, autrement dit à la culture de l’esprit et à la philosophie. La Grèce antique valorise la vita contemplativa par rapport à la vita activa, activité servile, terme issu du latin servus, qui signifie esclave. Hannah Arendt va revaloriser la vita activa, en en distinguant trois composantes : le travail, l’oeuvre et l’action. Le travail est “lié au processus vital” : c’est l’animal laborans, soumis à la nécessité et à l’utilité. L’oeuvre est le monde des objets créés artificiellement par l’homme : c’est l’homo faber, qui fabrique des oeuvres utiles mais pas seulement limitées aux besoins vitaux, comme les oeuvres d’art. L’action est le monde de la pluralité des hommes et de leurs relations entre eux, indépendamment de leurs besoins biologiques  : c’est la politique, la parole, la capacité d’initiative et d’innovation, et c’est la vie contemplative du philosophe. Les produits du travail sont des biens de consommation, périssables. Les produits des oeuvres sont dans la durée, dans la permanence, ils peuvent survivre à leur créateur. Les produits de l’action et de la parole sont “futiles, fragiles et aussi précaires que la pensée”. Voici la distinction que fait Hannah Arendt entre l’Antiquité et la société moderne, au travers de son analyse du travail :

Dans l’Antiquité, la dignité humaine se concentrait dans l’action politique, qui s’opposait de manière tranchée aux activités économiques exercées dans le cadre de la communauté familiale (y compris les esclaves). La modernité se caractérise par l’effacement de la distinction entre ces deux ordres d’existence. Une notion nouvelle, la société, englobe les activités politiques et économiques et normalise les comportements [ce que Michel Foucault appelle le biopolitique]. L’homme d’action y cède la place à l’homo faber, l’homo faber y cède la place à l’animal laborans, et ce dernier s’efface devant l’employé, dernier stade de la réduction de l’humain à un pur fonctionnement automatique. Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne.

Nous voyons ici que la société moderne renverse le rapport antique entre vita activa et vita contemplativa. L’action cède la place à la fabrication – l’oeuvre de l’homo faber -, et la fabrication cède la place à l’esclave moderne qu’est “l’employé” et à son travail réduit à l’automatisation. C’est le retour à l’animal laborans. Pourtant, Hannah Arendt envisage, malgré tout cela, l’hypothèse d’une société dans un futur proche, où l’automatisation serait plus synonyme de libération du travail que d’esclavage laborieux :

Mais l’évolution de ces dernières années, en particulier les perspectives qu’ouvrirait le progrès de l’”automatisation”, font que l’on peut se demander si l’utopie d’hier ne sera pas la réalité de demain, et si un jour l’effort de consommation ne sera pas tout ce qui restera des labeurs et des peines inhérents au cycle biologique dont le moteur enchaîne la vie humaine. Ibid.

L’émancipation du travail aliénant – que Marx envisageait avant Hannah Arendt -, grâce au progrès de l’automatisation libérerait l’homme de la contrainte du travail servile, destiné à satisfaire les seuls besoins vitaux biologiques. Les machines deviendraient les esclaves du futur, chargées de satisfaire tous nos besoins, nous laissant tout loisir de faire autre chose. Mais la vision d’Hannah Arendt sur ce monde libéré du travail reste pessimiste : l’homme serait libre de consommer, sans effort et surtout sans limites.

Une consommation sans peine ne changerait rien au caractère dévorant de la vie biologique, elle ne ferait que l’accentuer : finalement une humanité totalement “libérée” des entraves de l’effort et du labeur serait libre de “consommer” le monde entier et de reproduire chaque jour tout ce qu’elle voudrait consommer. Ibid.

Un monde où l’homme disposerait de toute une armée de robots pour l’assister dans tous ses besoins, le laissant libre de “dévorer” toutes les ressources à sa portée, eau, nourriture, énergies fossiles. Se libérer plus pour consommer plus, avec quelles conséquences ?

La cadence des machines ne pourrait qu’accélérer la cadence naturelle de la vie, elle ne changerait pas, sinon pour le rendre plus fatal, le caractère principal de la vie à l’égard du monde, qui est d’user la durabilité. Ibid.

Vous avez dit assistants personnels ? Intelligence artificielle ? Réchauffement climatique ? Développement durable ?

En bref/L’essentiel

Marx

  • L’essence de l’être humain est de s’accomplir dans le travail, il prend ainsi conscience de son “être générique” ;
  • A la différence de l’animal qui ne produit que pour ses besoins immédiats, l’homme sait produire des objets qui façonne son monde, comme la création d’oeuvres d’arts ;
  • L’aliénation par le travail advient lorsque le travailleur est dépossédé du produit de son travail, il vend alors son temps et aliène sa liberté, en échange d’un salaire.

Bergson

  • L’évolution de l’homme semble montrer que l’homme a d’abord façonné des outils, avant d’utiliser son intelligence à d’autres fin : l’Homo faber aurait précédé l’Homo sapiens ;
  • La mécanisation du travail peut apporter au travailleur une liberté d’user autrement de son temps, par le loisir qui peut lui permettre de développer son intelligence ;
  • Même si l’industrie tend à uniformiser les biens de consommation, nous restons libres de “meubler” notre tête selon notre “goût propre”, afin d’avoir plutôt une tête bien faite qu’une tête bien pleine de choses uniformes.

Hannah Arendt

  • Dans l’Antiquité, la vie active ou travail – vita activa – était dévalorisée par rapport à la vie contemplative ;
  • Dans la société moderne, c’est l’inverse : la vie active qui prend le dessus, mais elle réduit ainsi le travailleur, l’homo faber, à un fonctionnement mécanique, l’animal laborans ;
  • La société future verra peut-être l’homme être complètement émancipé de son travail, mais cette liberté risque d’engendrer une surconsommation accélérée, avec des ressources qui ne sont pas inépuisables. 

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La Religion

L’Histoire

1. Le Travail et la Technique – De quoi parlons-nous ?

2. Du Travail, de la Technique et des hommes

3. Le Travail et la Technique – En quoi consiste l’aliénation du travail ?

4. Le Travail et la Technique – Bibliographie

Voir aussi

Les différents articles du site.

Les Fiches de lecture.

Le Carnet de Vocabulaire Philosophique.

Les Citations.

La Grande Bibliothèque Virtuelle de la Philosophie.

Dsirmtcom, août 2019.

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